UPAG s’implique dans la promotion de l’art




Dans la région de l’Artibonite, les beaux-arts se meurent. Constatant cette décadence flagrante, les étudiants de l’Université publique de l’Artibonite aux Gonaïves (UPAG) ont créé un atelier d’art à la Faculté des sciences de l’éducation. Ce centre est baptisé Upag’Art. Les fondateurs de ce centre se fixent pour but de promouvoir l’art et la culture, d’encadrer les jeunes talents et d’encourager la production locale.


Paralysée pendant plusieurs mois par une crise interne, l’Upag tend à se redresser. Les étudiants se sont résolus à vendre une meilleure image de cet établissement. Ils ont commencé avec la valorisation de l’art qui est un moyen d’expression fiable et le point de ralliement des différentes strates sociales. Les initiateurs veulent prendre leurs responsabilités et rendre l’université encore plus utile dans la communauté. « L’université est toujours à l’avant-garde du changement. Quand les choses se détériorent, elle doit s’impliquer », a déclaré Doncliffe Adrien, président de la commission de gestion de l’atelier.

D’après les étudiants, Upag’Art est l’embryon d’une école de formation supérieure en beaux-arts au sein de l’université. L’atelier offrira un espace de formation aux aspirants artistes et designers. Des séminaires réguliers seront animés par des diplômés de l’École nationale des arts (Enarts) et des professionnels du Théâtre national. Dans la même lignée, une salle d’exposition sera créée. Elle permettra à la communauté d’apprécier les œuvres et de s’en procurer. « Avec Upag’Art, l’art ne doit pas mourir. C’est un héritage culturel que nous voulons léguer à la communauté », a indiqué M. Adrien.

Peterson Makaya Étienne, membre de la commission, appelle les autorités étatiques à soutenir les activités de l’atelier. Selon lui, les talents du département n’attendent qu’un petit coup de pouce pour s’épanouir. Upag’Art s’inscrit dans cette dynamique. M. Étienne a fait savoir que, d’ici 2019, beaucoup d’artistes et de designers seraient prêts à desservir la communauté. « Les vides du nouveau secondaire seront comblés. On n’aura pas à faire venir de Port-au-Prince des artistes pour les grands évènements, notamment le carnaval et les festivals. Nos jeunes seront en mesure de combler les attentes », a-t-il indiqué.

Le rectorat de l’Université publique de l’Artibonite aux Gonaïves a salué l’initiative. Il a promis tout son support à la réussite du projet. Les étudiants des différentes facultés se sont également engagés à pérenniser l’œuvre. Ils étaient nombreux les diseurs, journalistes, poètes, slameurs, peintres, artistes, artisans et promoteurs culturels à signer « l’acte de naissance » de l’Upag’Art, un bébé qui promet beaucoup.

JC/Le Nouvelliste

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